• Sur les pas de Rolland

    L’ascension vers Roncevaux

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    Et nous voici déjà arrivés à l’ultime étape de notre chemin , un peu surpris car nous ne pensions pas aller aussi loin, et bien sur contents et fiers d’arriver frais comme des gardons pour terminer terminer cette Via Podiensis .

     

    C’est donc de bon matin sous un ciel gris que nous quittons Saint  Jean par la porte d’Espagne. Tout le monde dort encore, nous profitons des couleurs et des odeurs du lever du jour dans le calme.

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    On nous avait prévenu, ça grimpe , ça grimpe toujours et de plus en plus, mais forts de nos 730 km le sac un peu allégé, nous avançons sans difficulté accompagnés du soleil se levant dans la vallée..

    • Levant sur la vallée de Saint Jean

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    2h30 de grimpette, 800 m de dénivelle, le refuge d’ Orisson nous acceuil pour un bon et copieux petit déjeuner, on se lâche…

     

     

    L1080031Ouf le plus dur est fait , la pente se fait plus douce et nous pouvons continuer tranquillement . Nous sommes  rattrapés par les « TGV » de la marche mais ce n’est pas génant, la  » colonne  » de marcheurs s’étire si vite que l’on se retrouve seuls rapidement . C’est une très belle étape , la plus jolie sans doute depuis que nous avons quitté Conques . On grimpe doucement en pleine nature , des moutons , des pottocks , un superbe panorama sur les Pyrénées , une météo clémente , nous apprécions ce dernier jour de marche . Voilà la fontaine de Roland , pas extraordinaire , nous espérions mieux , et puis c’est déjà la frontière espagnole et la descente vers Roncevaux que nous apercevons au milieu de la forêt. Point de départ du chemin espagnol , les Jacquets se pressent pour trouver gite et couvert . Pour nous ce sera pour l’année prochaine et c’est en bus que nous rejoignons Saint Jean . Il faut rentrer  et poser les sacs avec déjà dans la tête la poursuite du chemin jusqu’à Saint Jacques l’année prochaine …


  • De l’Adour au pays Basque

    Au pays de bérets

    L1070815Nous quittons à regret le gite de Jean -Philippe et Myriam qui ont su nous accueillir si chaleureusement dans leur belle demeure et en route vers le Béarn.

     

     

     

    L1070785Il faudra attendre un peu pour retrouver le plaisir du dénivelé ,pour le moment c’est  route  et maïs à perte de vue . Heureusement nous retrouvons quelques pèlerins « connus » ce qui vient rompre la monotonie de certaines étapes .Changement de région , changement d’architecture Nous pouvons admirer quelques belles maisons avec leurs murs de pierres enchâssées dans de la chaux ( enfin je crois ?).

    Nous commençons à nous dire que la fin de notre voyage approche mais nous aurons tout de même  droit à notre baptême de grosse pluie …Ca glougloutait dans les chaussures. L1070828Nous n’avons jamais marché aussi vite , tête baissée , on avance , on avance , se mettre à l’abri et se sécher un peu . Pour une fois , on apprécie le bitume . L1070835Arthez de Béarn verra arriver une bande de pèlerins trempés comme des soupes. Les chaussettes sont à tordre alors on expérimentera la technique de Michel , des sacs plastiques sur les chaussures . Et c’est un peu mouillé que nous débarquerons chez une famille d’Anglais .

     

     

    La particularité de cet endroit fut la présence de Raquel , l’animal domestique de la famille : un cochon chinois de 80kg . Il a sa place dans la salle à manger avec son panier et sa couverture . Vivent aussi ici , trois chiens , des oies , des canards ….Nous avons passé une bonne soirée en compagnie d’ Andrew.L1070832

    L1070896On approche , la stelle de Gibraltar , c’est là que que les trois chemins français se rejoignent . Encore une belle grimpette pour arriver à la chapelle de Soraya et un panorama à 360°. Superbe ! nous distinguons les Pyrénées au loin et c’est drôle de se savoir « si bas » sur la carte de France ….Navarrenx , Sauvelade , Aroue et nous voici presque arrivés à Ostabat . Pour cette avant dernière étape avant Saint Jean Pied de port , mon sac me parait si léger que j’ai vérifié ne pas avoir oublier des affaires au gite … Ah , elle est bien loin , la sortie  du Puy en Velay !

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    Nous croisons Benoit et sa chienne Galicia. Il est parti il y a un an et demi et retournait chez lui.

     

     

     

     

    Je n’imaginais pas le village d’Ostabat ainsi . Il m’a paru un peu triste . Nous n’avons pas été accueillis à bras ouverts.  Parole de Gaby  » Ici , vous passez et nous nous sommes chez nous alors vous n’avez rien à dire « . Bon , on repassera …

    Et c’est déjà l’arrivée à Saint Jean et nous franchissons à notre tour  la porte Saint Jacques  que des milliers de jacquets de toute époque  ont franchi avant nous. L1070964La petite ville de Saint Jean vit au rythme du pèlerinage. Pour certains c’est la fin , d’autres vont s’élancer vers l’Espagne. Nous retrouvons des têtes connues et ça cause en toute langue dans tous les coins . Une dernière question pour nous  La météo sera t -elle favorable pour nous permettre de passer les Pyrénées  le lendemain  ?


  • Au pays des mousquetaires

    Le pays Gascon

    imageEn quittant Moissac par le canal de Golfeich, nous pensions trouver un terrain doux pour nos pieds , et bien , non , du bitume , du bitume et encore du bitume …

     

     

     

    Notre  entrée dans le Gers sera marquée par l’arrivée de la grosse chaleur qui va nous obliger à prendre la route vers 6h45, 7 h le matin.

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    Malgré  cela , la montée vers Auvillar fut bien rude sous le soleil mais nous avons été récompensés par la découverte de ce joli village

    • Sur les berges de la Garonne

    imageLe petit village de saint Antoine nous permit lui de faire quelques connaissances . Nous étions à table avec  deux Belges , une Américaine , deux Brésiliens , un Néo-zélandais , une Hollandaise , un Espagnol  et quelques Francais …ça cause , ça cause , ça cause comme ça peut mais ça cause.

     

    Flamenke, Lectoure , Espazot, les paysages et les étendues du Gers nous accueillent…

    • Sant Antoine

    imageNous voici  à Condom vers laquelle encore une fois nous plongeons . Il fait toujours aussi chaud et  nous avançons entre les champs de céréales , ce qui est un peu monotone .

     

    L’accueil à Condom  par Laurent et Arno est à signaler comme un des meilleurs du parcours . Laurent proposant d’ailleurs à Dominique de lui soigner ses ampoules . Peut être est ce l’influence des trois mousquetaires  que nous retrouverons un peu plus tard devant la cathédrale . Un petit restau à Condom , une fois n’est pas coutume et on continue .

    • Pèlerine a la recherche d'un sherpa...

    Et ça monte , et ça monte , pas les dénivelés  mais la température: 36 degres à Montréal du Gers . Heureusement des après midi piscine nous permettent de récupérer. Être pèlerin ça à du bon …

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    Le chemin emprunte parfois d’anciennes voies ferrées , il passe aussi dans les vignes . Eauze , Lanne Saubiran , les étapes s’enchaînent.

    • En cheminant entre les vignes

    imageLes ambiances dans les gîtes sont toujours très différentes. Nous avons parfois de bonnes surprises et d’autres fois l’accueil est un peu décevant . Mais de toute façon quand le réveil sonne , le sac est vite bouclé , les pieds et les bâtons se mettent en ordre de marche et c’est parti . Les champs de maïs succèdent aux champs de céréales et nous voici à Aire sur l’ Adour  pour un repos bien mérité.

    Nous avons quitté le pays Gascon et les Landes .

    • Lavoir de Barcelonne du Gers

  • Les Causses et le Quercy

    Les Causses, la ou il fait souvent chaud….

    La vallée du Lot imagenous avait déjà fait changé d’ambiance par rapport à l’austère Aubrac. Ici la pierre est claire et les tuiles ont remplacé les lauzes .

    Le chemin est jalonné de puits, de burons , cabanes de bergers et beaucoup d’entre eux sont bien restaurés .

     

    • Buron région de Cahors

    On commence à rencontrer des moutons et sur ce plateau calcaire , les chênes nous paraissent un peu maigrichons .

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    Nous traversons encore de jolis villages , Faycelle , Beduer , Gaillac , Escamp… l’accueil au gîte de Manu et d’Audrey fut apprécié..

    Nous avons aussi passé un très agréable moment à Escampimage chez Marie Blandine et Sylvain qui ont eu la surprise de nous voir débarquer, Domi ne les ayant pas revus depuis quelques années.. La soirée étant savoureuse, nous l’avons prolongée à notre insu tant nous avions de choses à nous remémorer et  à échanger… Au matin Sylvain nous déposa sur le chemin pour reprendre notre marche…

     

    Le chemin continuent avec de belles grimpettes qui nous laissent affamés . Ah , on l’apprécie le saucisson depuis que on est parti , c’est bien souvent notre sauveur du midi ! Et puis pas après pas , kms apres kms , Cahors se dessine au loin .

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    C’est un peu comme pour Conques , imagele Gr domine la ville vers laquelle nous plongeons . Aie ,aie,aie , qui dit plonger dit qu’il faudra remonter … On n’est plus des « bleus » et  la sortie de Cahors restera dans les annales …

     

     

    En attendant nous admirons le magnifique pont Valentré . On s’imagine pèlerins du Moyen âge franchissant ce pont pour aller trouver la chaleur du Sud .

    • Le pont Valentre

    On avance , on avanceimage et nous voici à Montcuq , très joli village que nous ne verrons que de loin , les 25kms du jour nous ayant bien fatigués .

     

    Pour cette étape , pas de village sur notre route , pas de petite pause café , pas de dénivelé certes mais un peu de monotonie  quand même … Et oui il faut quelquefois se motiver pour mettre un pied devant l’autre .

    • Les Causses du côté de Lauzerte

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    Le lendemain , la magnifique  cite médiévale de Lauzerte nous récompensera de nos efforts .

     

     

     

    Au détour d’un sentier, nous découvrons un magnifique pigeonnier typique de la région des Causses et dans un parfait état de conservation…

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    Pour une fois le pique nique fut royal …Par contre Domi au bout de 18 jours  de marche a décidé d’éclairer le chemin avec de belles ampoules au talon . Ouille , ouille , ouille ça fait mal . Mais avançons quand même pour atteindre Moissac le dimanche 31mai . Nous allons de découvertes en découvertes , le cloître de Moissac en est une .

    • Moissac

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    Nous passerons un bon moment à déambuler dans ce superbe endroit avant d’aller ( et j’en entends encore ricaner …) avant d’aller donc assister aux vêpres chantés par 8 sœurs . L’ abbatiale de Moissac est particulière car les murs intérieurs sont peints ce qui est assez surprenant .

    Les étapes se suivent et ne se ressemblent pas . Nous avons parfois beaucoup de routes  et le bitume est l’ennemi des pieds du randonneurs .L1070481Nous en ferons l’expérience en rentrant dans le Gers . Ça chauffe , ça chauffe !


  • La vallée du Lot

    La vallée du Lot et ses merveilles:

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    Qu’il est drôle ce chemin ! Que de gens d’horizon et de pays différents rencontrés en si peu de temps !

     

     

     

    Saint Côme d’Olt ,  de nombreux habitants immigrèrent en Argentine au début du siècle dernier et les descendants se retrouvent toujours régulièrement dans ce joli petit village.

    • Saint Comes d'Olt sur les berges du Lot

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    Estaing, petite ville endormie au pied du château des Giscard d’Estain..

     

     

     

     

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    Espeyrac, de villages en villages , nous découvrons la vallée du Lot , ses châteaux et ses belles demeures .

     

     

     

    Espalion, charmante petite cité médiévale…

    • Petit matin sur le Lot

    De belles grimpettes aussi et on se souviendra des 27 kms  de notre étape  vers Gholinac. Même l’ami Jean Pierre , notre Breton randonneur est arrivé fatigué , cela nous a un peu rassurés.

    • Montée vers Gholinac

    Lors d’une de ces grimpettes , Domi qui aime bien causer avec les autochtones demanda à un petit papi si ça allait monter encore longtemps… Il lui fut répondu bien justement  » ben jusqu’en haut ! » Ah ces pèlerins qui posent des questions stupides …

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    Nous faisons quelquefois l’intérêt des curieuses de service et ce n’est pas pour nous déplaire..

     

     

     

    Mais le moment magique de ces quelques jours fut l’arrivée à Conques , le chemin plongeant sur le village et sa magnifique abbaye .

    imageCertains resteront une journée pour profiter de ce petit joyau.

    • Arrivee a Conques

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    Pour d’autres pèlerins c’est la fin du chemin, quand à nous , nous continuons notre route vers Figeac en longeant le Lot qui  ne nous quitte plus..

     

     

    C’est après une belle descente que nous atteignons Figeac , et comme on ne se refuse rien , nous voici en train de marcher sur la pierre de Rosette car comme chacun sait ( sauf moi avant d’arriver ) Figeac est la ville natale de Champollion . De ruelles en petites places ,nous découvrons le centre de cette jolie petite ville avant d’aller comme il se doit pour les marcheurs acharnés  que nous sommes nous rafraîchir autour d’une petite mousse …

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  • L’Aubrac, l’autre bout du monde…

    L’Aubrac tant redouté…

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    17 mai, nous quittons Saint Alban et commençons la montée vers le plateau que nous atteindrons en deux jours..

     

     

     

    Nous rentrons dans le mythique Aubrac et par chance sous le soleil . Un petit air d’Irlande  avec les champs  séparés par des murets de pierres .

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    On pourrait s’arrêter tous les 10 mètres pour photographier les vaches tant elles ont de l’allure les demoiselles de L’Aubrac… Leurs cornes en forme de lyre , leur robe fauve et leurs yeux ourlés de noir font d’elles les stars du jour.image

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    Nous sommes dimanche et nous ne résistons pas à  la tentation de nous arrêter à Aumont Aubrac pour déguster une pièce de bœuf accompagnée d’un aligot… idéal pour marcher l’après midi et rejoindre notre prochaine étape Lasbro.

     

     

     

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    Le soir nous sommes les convives d’un repas préparé par un couple d’Alemands Ania  et MIchael qui nous ont concocté un plat de leur pays, des pâtes au jambon revenus avec du Cantal, un vrai délice pour les Jacquets que nous sommes..

     

    Les taureaux  de l ´Aubrac sont massifs  et dégagent une telle impression de puissance . Il ne faudrait pas trop s’ y frotter..

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    D’ une barrière à une autre , on ne sait plus si on est dans le champ ou sur le chemin . Je ferai bien une petite pause mais Domi me fait remarquer qu’ il serait plus sage de s’éloigner du taureau  qui broute pas très loin . Dommage nous ne saurons jamais si il aime les céréales …

    Nous avons le plaisir de retrouver Magalie et c’est  ensemble que nous cheminerons sur le plateau de l’Aubrac jusqu’à Nasbinal. Les villages de l’Aubrac sont tous en effervescence et se préparent pour la transhumance qui a lieu le week end de la Pentecôte. 20 000 vaches vont rejoindre les hauts pâturages jusqu’ en octobre .

    • Croix sur l'Aubrac

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    Les jours se suivent et ne se ressemblent pas , nous quittons Nasbinal dans la brume  et le froid ce qui nous permet de découvrir le plateau sous un autre aspect, 5 degrés et un paysage dans la brume, polaires et capes de pluie ne nous quitteront pas de la journée..

     

    On comprend mieux ce que ça doit être l’hiver quand la neige tient et que le vent souffle …Nous cheminons tranquillement dans les prairies , fleurs , murets de pierres , vaches , c est un peu magique dans la brume et c’est ainsi que nous découvrirons le village d’Aubrac.

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    Notre préoccupation, nous précipiter chez « Germaine » pour prendre un café bien chaud et déguster la fameuse tarte aux myrtilles… mais pas de chance, Germaine a décidé de rester porte close ce mardi…

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous traversons la place pour trouver refuge avec un bon café à « l’annexe de l’hotel d’Aubrac »

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    Nous reprenons notre chemin, descendons le plateau de l’Aubrac pour rejoindre notre étape de Saint Chely d’Aubrac.. Ce plateau était réputé pour ses attaques de brigands et quand un peu plus loin nous trouverons un panneau indiquant « le bout de l’enfer » on peut imaginer pourquoi …Une pause fromage,saucisson plus tard et nous arrivons à Saint Chely. Ouf! Que 17 kms mais le vent , le froid et la pluie m’ont épuisée. Bien contente d’arriver et de passer la soirée chez un couple de Belges bien sympathiques .

    • L'arrivée au village de Aubrac

    Nous quittons Saint Chely de bon matin par une température de janvier, nous rencontrons Marie Thérèse qui nous conte son départ le matin d’Aubrac sous la neige et qui heureusement a éte recueillie par un berger dans sa camionnette qui l’ a descendue à Saint Chely..Allez en route , ça grimpe un peu mais pas assez pour nous réchauffer .

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    Heureusement sur notre route , nous croisons Roger , un agriculteur du coin qui nous parle d’un petit café à Lestrade. Roger est un personnage haut en couleur  » Tu comprends , pour vendre nos vaches au marché on traite tout en francs , puis c’est tope la dans la main »..

     

     

    Lui et sa femme ont installé une table dans un coin de  grange et ils proposent des boissons chaudes pour un euro.

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    C´est très bien pour eux et c’est très bien pour les pèlerins gelés qui passent par la …Marie Thérèse , Vanessa , Adam , Hilde , nous retrouvons tout le monde . Bon il nous faut repartir car on n’avance guère ce matin .Nous laissons l’Aubrac derrière nous pour arriver dans la vallée du Lot en espérant des températures plus clémentes .

     


  • Du Velay au Gevaudan

    Preparatifs:

    Lundi 11 mai: Apres l’avoir évoqué, repoussé, planifié, nous étions arrivés dans la dernière ligne droite, le chargement des sacs et comme dit Sébastien, tout ce que l’on rajoute au dernier moment se retrouvera sur le dos à traîner pendant les cinq semaines…

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    Le depart du Puy:

    Le Puy en Velay, mercredi 13 mai : 6h15, le réveil sonne et j’entends déjà ricaner certains , nous allons à la messe de bénédiction des pèlerins à 7 heures. Beaucoup de monde, de France ou d’ailleurs assistent à cette messe . Croyants ou non , il se passe quelque chose de se trouver tous réunis autour de la statue de Saint Jacques avec un objectif commun : le chemin.  Et puis ,  et puis , à force de tourner autour du sac à dos , il va bien falloir partir .imageIl fait déjà bien chaud et je me demande qui est repassé derrière moi pour rajouter du plomb dans mon sac . Il pèse une tonne !  Le sac  et mon dos  font connaissance et diable qu’elle est difficile cette sortie du Puy! Ce sera le seul dénivelé un peu « costaud » de la journée. Le chemin est tranquille . Les gens se saluent , se sourient mais on est souvent seul contrairement à ce que je craignais . Nous arrivons bientôt à  Saint Christophe en Dolaison et sa jolie église classée .De beaux paysages  en beaux paysages  , nous allons , nous allons . Le vent du sud se lève , il est temps d’arriver à l étape à Montbonnet où nous attend Christian , un hôte bien sympathique dans son superbe gîte avec vue sur la vallée. Une douche , la bière du pêcheur pour les pèlerins que nous sommes, un bon repas partagé , la vie de pèlerin après cette première journée nous va bien.

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    • Le depart

     

    Monbonnet, 8h15, c’est l’heure de prendre la route . Il fait beau , cheminer à la fraîche accompagné du chant des oiseaux , que demander de mieux !

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    Le sentier est facile et le sac bien plus sympathique qu’hier. On nous a promis une descente infernale avant Monistrol ,

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    alors on avance , on avance , enfin après un petit café en terrasse à Saint Privat ! Quelques petites grimpettes plus tard , nous passons à la ferme de Combrieux où un chien est connu pour laisser l’empreinte de ses dents dans les parties charnues des marcheurs.

    Nous voici à Rochegude. Superbe panorama sur la vallée de l’ Allier .

    imageUne petite chapelle et une tour construites à flanc de rocher dominent la vallée, les seigneurs du XII ème faisaient payer une taxe pour passer le guet . Bon , nous voici prêts à aborder la piste noire vers Monistrol d’Allier. Nous la cherchons encore car ,certes le sentier est un peu raide mais rien de bien méchant même avec un ami de 9kg sur le dos ! Et puis l’arrivée au gîte  la douche , la lessive , le soin des pieds , la préparation de l étape suivante et le repas arrive très vite . Cette fois , il réunira un Américain , deux Allemands , une Suisse , un Belge et  quatre Francais . C’est animé et on passe d’une langue à une autre dans la même phrase , mais on finit par se comprendre , c est l’essentiel .

    • En chemin...

     

    Nous rencontrons et discutons avec des gens qui ont déjà fait une partie du chemin et qui recommencent, qui avec une sœur  qui avec un ami . La sortie de Monistrol d’Allier nous était présenté comme un mur , avec passage avec main courante , pire que la piste noire de la veille .

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    Alors , prévoyants , des 7h 45 nous voici dehors , pensant mettre beaucoup de temps à grimper . Mais pas de problème , 1 h 15 plus tard , nous étions en haut frais comme des gardons . La perception du chemin est vraiment propre à chacun . Certains font des  étapes de 30 à 40 kms , d’autres 10 ou 12 , qu’importe . Tout le monde avance. On est récompensé de nos efforts , le panorama sur la Valle de l’ Allier est somptueux .

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    Mais cela n’empêche pas la pluie et le vent d’arriver à toute allure . Vite la cape , vite le pantalon , vite la polaire . Comme on n’est pas trop organisé dans le rangement de nos sacs , il était moins une que toutes nos affaires ne soient mouillées. Une pluie glacée nous rappelle que nous approchons du Gevaudan et de l’Aubrac.  Je ne sais combien de degrés on a perdu d’ un coup  mais  le « short  tee-shirt » s’ est transformé  en « pantalon  polaire  veste « . Avantage , c est moins lourd dans le sac .Bon an mal an , nous avançons pour arriver à Saugues , rincés et gelés .

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    Par chance , un petit café nous accepte avec nos pique niques et il s avère que la dame qui nous sert est une fan de Tri Yann . Des affiches de Dan ar  bras , de Stivell ornent les murs et si ça tente certains un festival celte a lieu tous les ans à Saugues au mois d’août . Et voilà que son mari arrive , « tu me servirais bien un pastis ! Tiens sers moi un deuxième ! ». Pendant ce temps , notre café n arrivait pas à nous réchauffer et c est transis que nous avons repris le chemin Heureusement le gîte n’est plus qu’a  deux heures . Le paysage change , les genêts en fleurs sont superbes et le temps se stabilise . C est donc un peu secs que nous rejoignons La Clauze  où Michel  et Michele nous accueillent . Nous  sommes 7 et nous retrouvons les Normands de Montbonnet . Magali , une jeune pèlerine nous relate ses mésaventures après une étape trop longue .

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    Une bonne soirée et une franche rigolade grâce  aux anecdotes de Michel .

    • Monistrol d'Allier

    La Clauze, 7 heures, un petit coup d’œil par la fenêtre nous laisse envisager une journée frisquette. En effet il fait 5 degrés quand nous quittons le gîte . La brume enveloppe les maisons du hameau .

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    Il faut marcher d’ un bon pas pour se réchauffer . Mais c’est magique cette nature dans la brume. La forêt est magnifique . A cause du froid, nous avançons vite, quelques chevaux en liberté sortent de la brume, un poulain curieux vient à notre rencontre.

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    Je crois que je n’aurai pas éte surprise de croiser quelques korrigans égarés…..  Le domaine du sauvage est assez vite en vue.. Vite nous rentrons nous restaurer au chaud et nous ne reprenons la route que … 1 heure et demi plus tard , c est qu’il nous reste encore du chemin à faire…

    • En chemin pour le Sauvage

    Heureusement , le soleil et la chaleur reviennent après la petite chapelle saint Roch . Mais qu’ils sont durs les derniers 4 kms

    imageCe soir ce sera une auberge a Saint  Alban sur Limagnole avec un dîner en anglais , pour pouvoir échanger avec  Hilde une allemande bien sympathique. Mais avant, il est nécessaire de sécher le linge au soleil, mais pas n’importe ou,  tout simplement place de la mairie…

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    Demain ce sera l’Aubrac…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Valparaiso

    Le port du bout du monde

    8 H, départ pour Valparaiso. Nous en attendons beaucoup, ce port étant inscrit dans l’imaginaire des uns et des autres.IMG_7292.

    Les maisons à flan de colline, les ascenseurs rustiques, la littérature autour de ce port, nous somme tous pressés d’y être, pas de chance, il pleut. Deux heures plus tard, nous y sommes, déception, sous la pluie, la ville paraît grise et triste, grise, mais où se situe le centre, ah si une place, une statue … nous y sommes…. peut être…

    • Ascenseur de Valparaiso

    Un déjeuner et un pisco bien serré plus tard, la ville n’a plus du tout la même couleur ! Par chance, le soleil est revenu et nous nous baladons sur deux collines en empruntant les vieux ascenseurs à câble. Tout au long de la balade , nous découvrons des façades décorées de fresques peintes et de petites ruelles en petites ruelles , de maisons colorées en quartiers colorées , nous apprécions enfin la ville . Ouf, notre dernière journée se termine bien ! De retour à Santiago c’est le moment de quitter le groupe rencontré à Puerto Natales.

    • Tags à Valparaiso
    By by Florian on se reverra peut-être au stade Rennais ! Et revoici de nouveau notre groupe de trois …


  • Santiago du Chili

    Santiago

    Réconciliés avec notre guide nous voici partis pour un city tour, nous avions déjà circulé par nous-mêmes la veille mais les explications historiques d’Emmanuel furent un petit plus pour cette ville. L1060472 Santiago n’est pas forcément une ville très intéressante, ni très belle, ni très riche, architecturalement brouillonne, un peu sale, en fait triste. Les seules images  que nous garderons sont les fresques peintes sur les murs dans le vieux quartier. Elles sont originales colorées, variées. Elles animent les murs gris qui sont souvent délabrés. Petit bémol tout de même tous les murs sont tagués et c’est vraiment moche. Peut être le retour à la civilisation après ces moments particuliers passés dans le sud du pays y est il pour quelque chose dans cette impression un peu négative mais Santiago ne me reverra sans doute pas. Au retour Emmanuel nous ayant mis de la musique, les « Quilapayun » me replongèrent dans l’époque de la dictature de Pinochet, c’est avec eux que j’avais appris mes premiers mots d’espagnol, je retrouvais assez facilement les paroles de la chanson 40 ans après ce qui fit bien rire Domi. »El pueblo unido jamas sera vencido »

    • Santiago


  • Survol des Andes vers Santiago

    Nous voilà de nouveau dans l’avion , mais ce vol a quelque chose d’exceptionnel car nous sommes passés au-dessus des Andes, IMG_0025 Encore un moment magique avec le soleil qui éclairait les montagnes. Le panorama sur le glacier de la cordillère m’a fait penser au film sur Guillaumet qui au début de l’aéro postale en réussit à sortir vivant du crash de son avion en 1930. Son épopée de 7 jours dans les Andes à pied paraît de là-haut inimaginable.

    Ce vol fut aussi l’occasion de peaufiner les revendications du groupe et notre guide, à l’arrivée à Santiago ne fut pas déçu de l’accueil que nous lui avions réservé. Le pauvre Emmanuel, très cool à notre arrivée, dut vite déchanter car la colère grondait dans le groupe à cause du temps libre que nous avait gentiment octroyé l’agence. Nous voulions des visites ! Quelques mails et coup de téléphone plus tard, les lignes bougeaient un peu et nous avions réussi à grappiller quelques heures de visites en plus…